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Chez Mertens, le double fait de l’ombre au simple

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La saison d’Elise Mertens s’est terminée au Mexique.

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Malgré une défaite en finale du Masters, c’est associée à une partenaire que notre compatriote a le plus brillé en 2021.

Entamée à Melbourne par une victoire en simple au Gippsland Trophy, son seul titre en 2021, la saison d’Elise Mertens s’est terminée la nuit de mercredi à jeudi à Guadalaraja au Mexique par une défaite en finale du double dames du Masters féminin. Associée à la Taïwanaise Su-wei Hsieh, la Limbourgeoise a été battue (3-6, 4-6) par les Tchèques Barbora Krejcikova et Katerina Siniakova.

« Nous avons eu de bons résultats cette saison, notamment avec nos succès à Wimbledon et Indian Wells, analysait Elise Mertens. En fait, cette finale, c’est aussi un bon résultat. Nous n’avons pas remporté le titre, mais nous étions très fières d’être arrivées jusqu’ici. Nous avons grandi comme équipe avec Su-wei depuis le début de notre association cette année. Nos adversaires du jour se connaissent depuis plus longtemps. Leur duo fonctionne vraiment bien. Siniakova prend régulièrement le filet et Krejcikova reste derrière. Elles savent vraiment bien se positionner et tournent parfaitement. Est-ce que je vais poursuivre ma collaboration en 2022 avec Su-wei? On va voir. Nous profitons d’abord de ce dernier tournoi, de nos amis. Nous réfléchirons ensuite à l’année prochaine. »

Avec un total de quatre titres (l’Open d’Australie avec Sabalenka et Istanbul avec Kudermetova en plus de Wimbledon et Indian Wells avec Su-wei Hsieh) décrochés en double cette saison et une quatrième place mondiale dans la discipline, Elise Mertens peut se montrer satisfaite. Mais à l’heure des bilans, il faut aussi et surtout s’intéresser aux prestations de la native de Louvain en simple. Vingtième mondiale en janvier lors de la reprise, notre compatriote sera un rang plus bas lundi prochain. Ce qui prouve que son année n’a été ni mauvaise, ni extraordinaire. Mais Elise n’est pas parvenue à passer le cap qu’elle espérait il y a un an, celui qui lui permettrait d’intégrer le top 15 voire le top 10 de la WTA. Pour y parvenir, elle connaissait pourtant la recette : « Je dois conserver ma régularité mais surtout réussir à battre des joueuses mieux classées que moi quand j’arrive dans les derniers tours des tournois. Je dois me montrer plus constante et battre plus souvent des filles du top. Dans les Grands Chelems et les grands tournois comme Indian Wells ou Miami, quand tu joues un quart de finale, par exemple, tu gagnes pas mal de points. Mais pour y parvenir, tu dois battre des joueuses du top 15. Et c’est là que je dois franchir une étape. »

Avec des éliminations aux troisièmes tours à Roland-Garros et Wimbledon et des sorties de piste en huitièmes à l’Australian Open et l’US Open, cet objectif n’a pas été atteint.

La double casquette, pas toujours une bonne idée…

Et la question qui revient régulièrement dans les discussions est de savoir si la droitière de 26 ans ne doit pas abandonner le double, pendant une saison par exemple, pour se concentrer uniquement sur le simple. Ce qui lui permettrait de s’économiser un peu, de profiter de plus grandes plages de repos et moins user son corps. Est-ce que ce choix serait suffisant pour que la Limbourgeoise claque une grande perf en Grand Chelem ou intègre un top 10 mondial qui se refuse à elle depuis le début de sa carrière? Difficile à dire car Elise, qui n’est pas la joueuse la plus douée du circuit mais certainement l’une des plus grandes travailleuses, ne tire-t-elle pas déjà le maximum de son potentiel? Seule une saison sans double pourrait le dire. Mais est-ce que notre compatriote a envie de quitter cette discipline? Plusieurs facteurs la pousseraient à ne pas effectuer ce choix.

Il y a d’abord le plaisir qu’elle prend à jouer en double. Depuis toujours, Elise a déclaré sa flamme pour une discipline qui semble lui apporter un certain équilibre lors de ses semaines sur les tournois. Ensuite, il y a les expériences vécues. Soulever des trophées dans des finales de Grand Chelem, ce n’est pas une opportunité offerte à toutes les joueuses du circuit. Participer à un Masters de fin de saison demeure un fait marquant dans une carrière. Tout cela, Elise ne l’a pas encore vécu en simple. Et puis il ne faut pas oublier l’aspect financier. Même si les gains sur les tournois en double sont moins importants, ils peuvent devenir importants quand comme notre compatriote on décroche deux Grands Chelems la même année.

Au 1er novembre, sur les quelque deux millions d’euros gagnés par Mertens (2 013 133) en 2021, plus de 800 000 (848.007) venaient des prize money en double. Ce qui représente 42 % de ses entrées financières et la place au huitième rang des filles ayant le mieux gagné leur vie cette saison. Et à Guadalaraja, par exemple, la Limbourgeoise a touché 83 900 euros pour sa finale en double mais aussi 35 350 euros car sa présence au Mexique l’a aussi placée comme réserviste pour le simple.

Est-ce qu’Elise Mertens est prête à abandonner tout cela pour se concentrer sur le simple et peut-être faire un pas en avant dans sa carrière? Pas certain…

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