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Covid-19 et divergence de baisses de PIB entre Europe et États-Unis

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Lecture : pour les 3 pays France +Italie + Espagne, le retard technologique explique 0,8 point des 5% de baisse supplémentaire du PIB par rapport aux États-Unis.

Ce facteur a été amplifié par la moindre dépendance de l’économie américaine au tourisme comparativement au groupe France/Italie/Espagne (pour 20 % de la différence, soit 1,2pp. d’écart de variation du PIB).

En outre, l’avance technologique des États-Unis (part des secteurs des services où le travail peut être fait à domicile, utilisation de nouvelles technologies pour mettre en place rapidement le télétravail ou l’activité entre entreprises par internet) contribue pour environ 16% à la divergence avec le groupe France/Italie/Espagne. En particulier, le télétravail est très développé dans les États de Californie (nouvelles technologies), New-York (finance), Floride (santé) et Illinois (assurance).

Enfin, le différentiel de stimulus fiscal en 2020 en faveur des États-Unis explique seulement 20% de l’écart avec le groupe FR/IT/ES, soit 1,1 pp. Ce résultat est une borne haute, des spécifications économétriques alternatives concluant à une contribution autour de 10 %. À noter que, selon nos calculs, la réaction plus rapide des pays de la zone euro a pu modérer la différence de pertes de PIB mais n’annule pas le différentiel d’impact des mesures de confinement.

La perte de PIB plus importante au Royaume-Uni en 2020 s’explique pour les deux-tiers par des contraintes plus importantes sur l’activité (3,8 pp). La spécialisation sectorielle (tourisme et développement technologique) explique le reste de l’écart avec les États-Unis ; le stimulus fiscal étant de taille relativement comparable.

Divergences de baisse de PIB entre les États-Unis et l’UE mais aussi au sein de ces deux ensembles

Tout d’abord, il convient de noter que la différence de choc sur le PIB en 2020 entre les États-Unis (- 5,6 %) et le Royaume-Uni (- 11,4 %) ou les pays de la zone Euro (- 8,1 %) provient essentiellement de la perte enregistrée au 1er semestre, l’ensemble des pays ayant connu un pourcentage de rebond au moins aussi important que les États-Unis au troisième trimestre. En effet le PIB des États-Unis a regagné 70% des pertes, du 1er semestre au 3ème trimestre, ce qui constitue la moyenne de notre panel où la plupart des pays ont regagné entre 55 % et 80 % des pertes (graphique 2).

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