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ils étaient abandonnés dans un logement depuis deux semaines (Charleroi)

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Les locataires avaient été expulsés et avaient abandonnés les animaux à leur sort.

La cruauté animale n’a pas de limites. C’est une fois encore ce que les bénévoles du refuge seneffois Les Amis des Animaux ont constaté alors qu’ils intervenaient dans une habitation désormais désertée, située à Gosselies. Deux semaines plus tôt, les locataires avaient été expulsés, laissant derrière eux un nombre indéterminé de chats en piteux état, faméliques, jamais soignés, non stérilisés ni identifiés. Quatre chats ont pu être pris en charge.

Si physiquement, des soins devraient suffire à les remettre sur pattes, il faudra en revanche du temps pour les remettre en confiance.  » Ils sont dans un état de traumatisme avancé, ils sont paralysés par l’effroi. Nous n’osons pas imaginer ce qu’ils ont vécu », commente Christopher Dheulin, directeur du refuge Les Amis des Animaux.  » Ils sont désormais au refuge. L’un des quatre commence déjà à se déstresser un peu. Il pourrait peut-être être mis à l’adoption d’ici un mois. Pour les trois autres, davantage de temps sera nécessaire. Ce ne sera pas envisageable avant deux ou trois mois. »

Au moins un, peut-être deux chats n’ont pu être trappés et sont donc toujours recherchés par Sophie, bénévole au refuge. Un autre avait malheureusement été écrasé sur la route, devant l’immeuble, avant l’intervention des équipes.  » Un chat gris, borgne, aurait été aperçu par les voisins, nous continuons donc nos recherches pour espérer pouvoir le prendre en charge », ajoute le directeur.

L’intervention laissera probablement des traces dans l’esprit des bénévoles.  » Nous savions globalement à quoi nous attendre. C’est lors d’une promenade avec ses chiens que Sophie avait aperçu les chats par la fenêtre du logement. Elle avait donné l’alerte. Sur place, il y avait des excréments partout, une odeur insoutenable. Les animaux n’avaient plus mangé depuis au moins deux semaines mais leur état n’est pas consécutif au départ des locataires, il est plus ancien. »

Dans un meuble, sous un lavabo, le corps d’un autre chat a été découvert.  » Il s’agissait en fait d’une carcasse aux os rongés par des chats affamés. On ne saura jamais de quoi est mort cet animal mais ses congénères s’en sont nourris. Impossible de leur en vouloir compte tenu des conditions dans lesquelles ils ont survécu… Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que nous constatons pareil comportement dans ce genre de cas. »

Désormais sortis de l’enfer, les rescapés profiteront de soins adaptés à leur condition avant d’être placés à l’adoption en vue de trouver une nouvelle famille au sein de laquelle finir leurs jours. De son côté, le refuge n’a malheureusement ni le temps, ni les moyens d’engager des poursuites à l’encontre des locataires.

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