Date

Partager

« Une année incroyable, et la fin parfaite »

Articles connexes

Hubert Hurkacz, qui ferme les yeux quand il frappe, était le dernier qualifié pour le Masters de Turin.

afp

Casper Ruud et Hubert Hurkacz seront les petits nouveaux au bal de fin de saison qui réunit les meilleurs joueurs de 2021.

Entre le déclin physique du duo Roger Federer – Rafael Nadal et une nouvelle génération en pleine progression mais qui ne fait pas encore rêver comme l’a fait le Big 3 lors de la dernière décennie, le tennis actuel vit une période de transition.

Une période où de nouveaux visages apparaissent. Et dans cette logique, le Masters, qui va opposer les huit meilleurs joueurs de l’année à Turin, du 14 au 21 novembre, ne va pas déroger à la règle. Derrière le numéro un mondial, Novak Djokovic, son dauphin attitré, Daniil Medvedev, et des garçons comme Stefanos Tsitsipas ou Alexander Zverev qui ont déjà remporté l’ATP Finals, deux néophytes à ce niveau vont fouler le court du Pala Alpitour.

Le premier, Casper Ruud (22 ans), a décroché son ticket lors du dernier Masters 1000 de Paris. L’ancien numéro 1 mondial juniors en 2016 est le premier Norvégien à se qualifier pour le tournoi des Maîtres. Huitième à l’ATP, il a réalisé une saison pleine avec 53 victoires décrochées sur les courts aux quatre coins du monde. Seuls Daniil Medvedev (54), Stefanos Tsitsipas (55) et Alexander Zverev (55) ont fait mieux.

« Cela a été une année incroyable qui aura la fin la plus parfaite, expliquait-il y a quelques jours. Il y a eu des semaines et des mois de stress car la course était très serrée pour se qualifier. »

Né dans un pays où le tennis n’est pas un sport roi, Casper Ruud a commencé à frapper dans la petite balle jaune avec son paternel, Christian, ancien joueur pro qui a été 39e mondial en 1995, et qui s’occupe toujours de son rejeton. « Il a joué un rôle très important dans mon parcours et mon succès actuel. »

Fan de Rafael Nadal, éduqué tennistiquement par un père spécialiste de l’ocre et formé en partie au sein de l’académie du « roi de Roland-Garros », Casper Ruud était considéré avant cette saison 2021 comme un joueur de terre battue.

C’est d’ailleurs sur cette surface qu’il a décroché ses cinq premiers titres ATP, avant de s’imposer sur dur à San Diego en octobre. Une surface où le pourcentage de victoires du Norvégien est passé de 37 à 74 % cette saison. Ce qui explique en partie sa présence à Turin alors que Casper avait entamé la saison au-delà du top 50 (53).

Hurkacz, les yeux fermés

Comme Ruud, Hubert Hurkacz (24 ans) va participer pour la première fois au bal des champions. Et comme le Norvégien, le Polonais a décroché son précieux sésame à Paris en atteignant les demi-finales de l’ATP 1000. En plus de cette belle performance et ses deux victoires dans des ATP 250 (Metz et Delray Beach), celui qui frappe ses coups les yeux fermés doit sa présence à Turin à son succès surprise au Masters 1000 de Miami et à sa demi-finale à Wimbledon où il écarta notamment son idole, Roger Federer.

« Enfant, à chaque fois que je le pouvais, j’essayais de le regarder à la télévision, expliqua cette semaine sur Eurosport celui qu’on surnomme Hubi. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à penser à mon rêve : jouer les plus grands tournois du monde. Quand j’ai joué et gagné contre lui à Wimbledon cette année, ce n’était qu’un pur moment de bonheur. C’était un match extrêmement intense, dans une ambiance fantastique. Affronter un joueur comme Roger sur le Centre Court, et parvenir à l’emporter, c’était un sentiment irréel. Il ne se passe pas beaucoup de temps au filet à la fin d’un match, mais il m’a dit que j’avais bien joué et m’a souhaité bonne chance pour le reste du tournoi, ce qui signifiait beaucoup pour moi. »

Premier Polonais à remporter un tournoi pro en 2019 après 17 ans de vaches maigres pour son pays, celui qui a suivi une scolarité à distance et qui a abandonné la viande dans son régime alimentaire est persuadé d’avoir franchi une nouvelle étape dans sa carrière en intégrant le top 10 et en se qualifiant pour le Masters à Turin.

« Je suis beaucoup plus conscient de ce qu’il se passe sur le court. Mentalement, je me sens plus fort, physiquement aussi. J’ai progressé dans mon jeu vers l’avant et je pense que mon service s’est amélioré. Dès le début de l’année, j’ai cru que ma saison serait un succès, mais je ne peux pas mentir et dire qu’il n’y a pas eu des hauts et des bas. C’est comme si j’étais dans un processus perpétuel de développement personnel. Je reviens sur ma victoire contre Federer à Wimbledon; c’était plus qu’une simple victoire. Cela signifiait que j’avais fait un pas de plus pour détruire les barrières mentales que je m’étais construites. Cela m’a montré que je pouvais réussir de grandes choses. Wimbledon, et ce que j’ai réussi à Delray Beach, Miami et Metz, ce sont des accomplissements qui ont tous eu la même importance pour moi, dans le sens où ils m’ont donné de la confiance. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles populaires