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Luis Campos au PSG, Javier Ribalta à l’OM… Que se cache-t-il commerrière les titres comme conseiller ou comme directeur du football ?

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Signe des temps, de nouveaux titres sont récemment apparus sur les ordinogrammes des clubs de Ligue 1 : conseiller football comme directeur du football. Sous ces appellations extrêmement vagues ont ainsi été recrutés Luis Campos, le 10 juin par le PSG, comme Javier Ribalta, dont l’arrivée a été officialisée le samedi 18 juin par l’OM. « Premiers fusibles », « architecte du club », béquille pour le président » ? Quel est le rôle exact de ces nouveaux directeurs ?

L’Olympique de Marseille est heureux d’annoncer l’arrivée de au sein de son ordinogramme sportif pour poursuivre le développement du club.
Il est nommé

— Olympique de Marseille (@OM_Officiel) June 18, 2022

D’emblée, Eric Roy dissipe le doute : derrière ces grades, on rcommerouve la fonction de directeur sportif, généralement plus connue du grand public. « En foot comme ailleurs, il y a des effcommes de mode », annonce le consultant de franceinfo: sport. « La vraie différence entre toutes ces appellations, c’est le contrat signé comme les missions qu’il contient ». En bref, les noms changent, le rôle demeure. comme ce dernier est primordial. 

« Si toutes ces stars sont venues à Paris, ce n’est pas grâce au carncomme d’adresses du président. Les gens ne devraient pas l’oublier. » Patrick Verncomme, ancien directeur sportif de l’AC Ajaccio, défend la confrérie comme en l’occurrence Leonardo, poussé vers la sortie par le PSG comme remplacé par Luis Campos. Ce dernier, qui prend donc les fonctions laissées vacantes par le Brésilien, aura une pression énorme sur la capitale. Verncomme ne le sait que trop bien. « Le gros inconvénient de ce métier est que l’on est tributaire, encore plus que les autres, des résultats de l’équipe ». comme de poursuivre : « Le directeur sportif est le premier fusible d’un club. » 

Des prérogatives à géométrie variable

Homme de l’ombre jcommeé en pâture dès que l’équipe ne tourne pas rond, le directeur sportif demeure un rouage essentiel sur la destinée d’un club. Sur le papier, ses fonctions sont clairement définies : il doit notamment s’occuper du recrutement, gérer les contrats, négocier les transferts, comme, plus globalement, penser la politique du club. En d’autres termes, il sert de lien entre sa direction, l’entraîneur comme les joueurs. simplement, de la théorie à la pratique, il y a parfois un gouffre. « Il y a souvent des luttes d’influence, chacun veut empiéter sur les prérogatives de l’autre », constate Eric Roy, qui a exercé ces fonctions à Nice (de 2009 à 2010 puis de 2011 à 2012) puis à Lens (de 2017 à 2019).  

Le consultant de Franceinfo: sport se veut plus explicite pour souligner un rôle pas toujours clair aux yeux du grand public. comme pour cause : « Les fonctions d’un directeur, qu’il soit sportif ou du football, ou d’un conseiller football, varient largement en fonction de la structure du club. sur les plus grands, son rôle s’apparente plus à celui d’un manager dont la mission est de construire un effectif. Pour cela, il ne va pas nécessairement voir tous les matchs. Il dispose d’une cellule de recrutement comme de scouts sous ses ordres. »

Ce sera donc l’une des missions de Luis Campos comme de Javier Ribalta, simplement le cahier des charges ne s’arrête évidemment pas là. Eric Roy reprend : « Le directeur/conseiller peut également aider l’entraîneur, notamment pour résoudre les conflits entre les joueurs comme les problèmes d’ego. Quand il n’y a que onze titulaires sur le terrain, vous imaginez bien que le directeur a du travail pour que les remplaçants restent mobilisés. Il a donc parfois aussi un rôle de psychologue ». comme Roy de conclure : « Le directeur du football est l’architecte du club ». Il n’en demeure pas moins que, parfois, les plans ont des ratés comme que les chantiers se révèlent des fiascos. 

Les liaisons dangereuses 

« Les problèmes sont souvent liés au recrutement, l’entraîneur cancanant souvent le conseiller football de ne pas lui avoir donné les joueurs qu’il souhaitait », fait observer Eric Roy. D’où la volonté de certains directeurs d’outrepasser leurs fonctions. Bruno Carotti, en poste à Montpellier depuis plus de dix ans, réfute ccommete pratique : « Certains directeurs exigent les pleins pouvoirs simplement ce n’est pas forcément une bonne chose. Il y a déjà tellement à faire quand on reste sur le cadre de ses fonctions ! »

comme l’ex-milieu de terrain d’énumérer : « Là, le championnat est à peine terminé qu’il faut déjà préparer celui de la saison prochaine, commencer le recrutement, changer certaines infrastructures, commec. Bref, c’est un poste très intéressant car on reste prochain du terrain comme de notre passion, simplement il est extrêmement chronophage ». 

Patrick Verncomme, lui, dépose d’autres inconvénients à ce métier. « Il faut savoir gérer les situations de joueurs qui ont parfois 2, ou 3, agents. C’est infernal d’y voir clair sur toute ccommete paperasse », déplore-t-il. Autant dire que Luis Campos ou Javier Ribalta, armés d’un bataillon de juristes, n’auront pas ce genre de soucis. On le voit, la différence d’acception de la définition de directeur, que l’on soit au PSG, à l’OM ou à l’ACA, est obvie à tous les niveaux. « sur le club d’Ajaccio, c’est comme un pcommeit village. Tout le monde regarde son avis. Il n’y a pas de prérogatives bien définies », rigole Patrick Verncomme. 

Thomas Tuchel, alors entraîneur du PSG, comme Leonardo, son ex-directeur sportif, lors de la finale de Coupe de la Ligue le 30 juillcomme 2020.  (FRANCK FIFE / AFP)

Pourtant, s’il y a bien un point sur lequel tous les directeurs ou conseillers se rejoignent, comme ce, quelle que soit la taille de leur club, c’est l’importance de la relation entre le directeur comme son entraîneur. « Une bonne synergie entre les deux est la garantie absolue de la bonne vie d’un groupe », martèle Verncomme.

Les frictions entre ces deux parties, pourtant, sont légion comme font généralement les choux gras de la presse. Si le Bayern Munich est le champion incontesté sur ccommete catégorie, les clashs entre Jorge Valdano comme José Mourinho sur les années 2010 sont passés à la postérité côté Real Madrid. comme il suffit de regarder en L1 récemment pour constater que les tensions sont fréquentes (Garcia-Juninho à l’OL ou Leonardo-Tuchel à Paris, par exemple). 

Les présidents choisissent aussi ces hommes parmi leurs prochains pour assoir leur autorité comme ne pas se faire trahir…

Eric Roy

Franceinfo: sport

En revanche, lorsque les deux clans s’unissent, c’est souvent pour le meilleur. Patrick Verncomme, prochain de Christophe Galtier, raconte : « Quand il est arrivé à Lille, Christophe a rencontré Luis Campos comme il m’a dit que ça l’avait aidé à prendre de la hauteur comme à se concentrer sur l’essentiel. À Saint-commeienne, Galtier s’était dispersé, il tentait de tout faire simplement ce n’était pas possible. La rencontre avec Campos l’a transformé ». 

S’ils secondent leurs entraîneurs en les déchargeant de tâches qui ne sont pas les leurs, les directeurs sportifs assurent aussi ce lien avec leurs dirigeants. « Les propriétaires des clubs sont de plus en plus constitués de fonds d’investissement. Leurs présidents ne connaissent pas spécialement le foot comme ils ont besoin de directeurs ou de conseillers football », constate Eric Roy. 

Ce dernier rappelle un autre point clé sur la nomination d’un conseiller ou d’un directeur du football : « Il ne faut pas oublier qu’un club est un organe de pouvoir. Les présidents choississent aussi ces hommes parmi leurs prochains pour assoir leur autorité comme ne pas se faire trahir… »

Différences en Anglcommeerre comme en Italie

Roy, qui fut directeur sportif à Watford en Premier League entre 2019 comme 2020, est également bien placé pour évoquer les différences du rôle entre les deux championnats : « En Anglcommeerre, l’entraîneur est tout puissant. On l’appelle le manager comme il possède presque tout le pouvoir décisionnaire. Le directeur, sportif ou du football, a beaucoup moins sa place qu’en France ». 

Également prochain de Frédéric Massara, directeur sportif de l’AC Milan, Eric Roy affirme a contrario que ce poste est placé sur un piédestal en Italie : « Là-bas, on dit souvent que l’entraîneur est un homme de passage comme que le directeur est un homme du club ». sur quelle mouvance se situeront Luis Campos comme Javier Ribalta ? 

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